Et puis il y a eu Porticcio.
Le marché de Noël.
Et ce chalet.
Un vrai chalet en bois, avec ses guirlandes, son toit incliné, ses lumières qui s’allument quand le soir tombe.

C’était une première pour moi.
Entrer le matin, ouvrir les volets, installer les coussins à l’intérieur, suspendre les tote bags, ajuster chaque détail. Refermer un instant la porte, regarder l’ensemble… et réaliser que tout cela était à moi.
Un espace stable.
Un espace habité.
Un espace qui racontait quelque chose.
À l’intérieur, les coussins féériques prenaient vie.
A Cinaredda.
U Principellu.
Cappucinella Rossa.
A Sirenella.
A Regina di a Neve.
Des pièces uniques, brodées pour les enfants… mais qui attiraient souvent les parents et les grands-parents en premier.

Ils s’approchaient doucement.
Ils lisaient le motif.
Ils souriaient.
Certains restaient longtemps, sans parler tout de suite.
Comme si quelque chose remontait.
Ce chalet n’était pas simplement plus grand qu’un stand.
Il avait une présence.
Il donnait à mes créations un cadre, une lumière, une stabilité que je n’avais jamais connue auparavant.

Et moi, derrière, je me sentais ancrée.
- Isabelle